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Janvier 2018

Le Genopole inaugure son laboratoire à start-up

[Article du 18/01/2018]

Le centre de recherche en génétique et en biotechnologie d’Evry a inauguré le18 janvier le « shaker », un lieu destiné à accueillir des projets innovants en biotechnologie. Il doit notamment permettre aux équipes de lancer leurs start-up.


Jean marc grognet, directeur général du Genopole © Florent Detroy

Construit autour de centres de recherche publique et privée, de l’université d’Evry et d’entreprises innovantes, le Genopole d’Evry voulait renforcer son activité dans l’entrepreneuriat. Le biocluster a ainsi inauguré cette semaine les laboratoires de son « shaker », un lieu d’incubation de projets dans les biotechnologies. Le lieu, installé dans les locaux de la pépinière du Genopole, accueillera des projets de recherches en santé, agritech, foodtech ou encore bio-industrie destinés à déboucher sur la création d’une start-up.
Concrètement, les équipes lauréates intègrent pour une durée de six mois, renouvelable, le shaker, avec pour principale mission de réaliser une première POC. Elles ont accès à un laboratoire de travail et à la vingtaine de plateformes du Genopole, et bénéficient de l’accompagnement des chargés d’affaires du Genopole. Chacun des projets est d’ailleurs suivi par un « mentor » du Genopole. En ce qui concerne les équipes, tous les profils sont acceptés. « Nous accueillons les étudiants, les salariés et les demandeurs d’emplois. » Si le lieu a été inauguré officiellement, les cinq premiers lauréats étaient déjà installés dans les locaux. Cette’inauguration a d’ailleurs été l’occasion de lancer l’appel à candidature pour la deuxième proposition.

Une paillasse pour les chercheurs

L’ouverture de ce lieu répond d’abord à un manque. « Lorsqu’on n’est pas universitaire, il n’est pas possible d’avoir accès à une paillasse », souligne Laëtitia Pronzola, porteuse du projet Lotaemi et lauréate de la première promotion du shaker. Tous les thèmes sont traités. Mais cela correspond aussi aux efforts du Genopole pour soutenir l’entreprenariat. Les qualités entrepreneuriales de l’équipe sont évaluées au même titre que la qualité du projet et le potentiel du marché visé. Difficile pourtant de déceler cette fibre après un simple entretien. « Nous attendons des porteurs de projets qu’ils soient engagés, très motivés. La bonne idée n’est pas suffisante, il faut qu’ils aient une ouverture d’esprit. Par exemple, nous leur demandons s’ils ont pensé à la manière de “dérisquer“ leur projet », insiste Alain Clergeot, nouveau directeur de Genopole Entreprises et qui a participé à l’évaluation des candidats de la première promotion. Les start-up peuvent ensuite intégrer le deuxième lieu du Genopole dédié aux start-up, le Booster, qui leur est ouvert de zéro à deux ans. Pour l’instant, trois des cinq lauréats sont en cours de création de leur entreprise.

Les cinq premiers projets lauréats du shaker
Laetitia Pronzola, présidente de Lotaemi © Florent Detroy

Les cinq premiers projets lauréats du shaker

Biomédé : la bio-extraction de métaux lourds
Le projet travaille à développer un procédé de phyto-extraction de cuivre. Il vise en particulier le secteur agricole, et notamment les viticulteurs, pour qui l’utilisation du cuivre dans le traitement de la vigne est important.

Lotaemi : des produits cosmétiques à base de plantes tropicales
Le projet veut développer une gamme de produits cosmétiques biologiques pour les populations afro-descendantes à partir de plantes tropicales aux caractéristiques antifongiques et antioxydantes. Un premier produit est en passe d’être lancé.

Bioshield : des surfaces fonctionnalisées contre les biofilms
Le projet développe un procédé de fonctionnalisation de surfaces afin de les décontaminer. Ce procédé, qui utilise des caractéristiques naturelles d’insectes et de plantes, est destiné à se substituer au traitement de surface chimique utilisé par les industriels.

Theranovir : des anticorps contre les résistances
Le projet veut développer des anticorps monoclonaux pour s’attaquer à la résistance de certaines maladies. L’équipe, qui a déjà obtenu une promesse d’exploitation de licence, veut aussi développer des solutions contre l’obésité et les infections. Elle est en discussion avec la start-up Metabrain Research et l’Institut de cardiométabolisme et de la nutrition (Ican).

Xzylmo : un biocarburant pour l’aéronautique
Le projet développe un biocarburant produit en circuit court où les étapes de dégradation de la biomasse non alimentaire et de la fermentation sont menées en une seule étape. Il vise notamment le secteur aéronautique.

 

Florent Detroy

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